Par la suite, les enregistrements ont été scrupuleusement dépouillés et chaque enregistrement a pris la forme d’une retranscription écrite exhaustive. Cet exercice s’est effectué en deux temps. Une première version écrite a été produite puis envoyée à chacun des protagonistes concernés. En fonction de leurs retours, un certain nombre de corrections – parfois même quelques suppressions minimes – ont été faites. Cette révision s’est imposée pour l’anthropologue qui souhaitait, au-delà de la demande d’autorisation officielle de captation*, entretenir avec les acteurs une relation de confiance, sans ambiguïté sur le contenu même des propos émis.

*Rappel
Autorisation de captation et de diffusion d’image et de son

Les entretiens ont tous été enregistrés en accord avec les individus avec lesquels Gwendoline s’est entretenue. De très nombreuses et longues démarches initiées auprès de la CNIL puis du Correspondant informatique et libertés (CIL) du CNRS ont été effectuées, ce qui a par ailleurs considérablement ralenti la progression générale du travail. In fine, l’enregistrement du projet a pu enfin être effectué auprès de la Direction du système d'information et des usages numériques (DSIUN) de l’Université Paris I Panthéon Sorbonne et plus précisément par le biais de Thierry Bedouin, Directeur Correspondant informatique et liberté. Un formulaire de déclaration CNIL référençant le projet ainsi que la nature des enregistrements effectués leur a donc été transmis.

Ces documents écrits informatisés et retranscris tel quel comptent plus de cent pages, chaque entretien ayant permis d’en obtenir en moyenne une dizaine.

Texte de G. Torterat