Stratigraphie et décapage topographique

Ethnologue de formation et non géologue, André Leroi-Gourhan va privilégier la compréhension de l’organisation des vestiges au sol plutôt que leur succession dans le temps.
De fait, combinant verticalité stratigraphique (pour la lecture du temps) et horizontalité topographique (pour la lecture de l’espace) il s’agissait pour lui de comprendre le lien reliant chaque élément, sédiments et vestiges.
Le chantier d’Arcy étant son « école de fouilles ce fut à la fois un terrain d’expérimentation pour des techniques et méthodes à mettre au point et un lieu d’enseignement et de démonstration où les stagiaires bénéficiaient de cours (les « topos » de chantier) et les visiteurs d’explications sur le terrain.

Pratiques de terrain et de laboratoire

Pour la fouille elle-même, André Leroi-Gourhan a essayé nombre d’outils et de techniques pour sélectionner les meilleurs selon chaque contexte sédimentaire et chaque nature de vestige. Il a aussi organisé les chantiers pour que tous les postes de travail soient tenus à tour de rôle par chacun.
Lavage, identification et traitement, consolidation des os (à la paraffine par injection sur place ou par immersion une fois mobilisés), marquage, conditionnement des vestiges (plâtrage armé des restes osseux) se faisaient au fur et à mesure de l’avancée des fouilles car le propos d’A. Leroi-Gourhan était aussi de démontrer tout l’intérêt scientifique à le faire sur place.

Texte écrit par P. Soulier